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Santiago

mardi 23 août 2011

Compostelle3 {JPEG}Départ au petit matin de la Corogne, par le TER local. Le jour se lève à peine, et le train qui s’éleve dans les montagnes laisse voir des filets de brume qui s’accrochent aux vallées. Une demi-heure à peine de train, de la mer au montagnes, puis aux collines (de type Jura) et nous voilà à Compostelle.
La ville est encore vide à cette heure. Les étroites ruelles de la vieille ville ne captent pas encore le soleil, je me faufile avec ma bicyclette entre les camions de livraisons. Il y a des églises à chaque coin de rue, ou presque, et autant de monastères. Parfois une rue, dans l’axe du soleil, fait une trouée lumineuse dans une rue perpendiculaire. C’est vraiment superbe.

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Arrivé sur la place de la Cathédrale, encore vide. Le soleil commence à poindre, je vais prendre un café sur une terrasse, juste en contrebas. Progressivement ils arrivent, les pélerins, mais les touristes également.

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Juste au dessus de moi, une quarantaine de pélerins américains, reconnaissables à leur blouson, hispanisants. Prédications, chants, prière, re-chant, re-prédications … pendant près de deux heures. Plus loin, un groupe d’italiens, ce n’est pas le même style, déjà les prêtres sont en habit, et l’oriflamme du Vatican flotte au vent. Voilà un groupe de jeunes, ils n’ont pas 25 ans, qui s’approche. Encore un look différent, plutôt grunge, des piercings un peu partout, fringues de sport et grosses chaussures, sac au dos, ils ont suivi le sentier. Seulement pour la marche ? Des croix en évidence sur leurs habits montrent que non. Trois autres, un peu plus âgés, traversent la place : nul doute, ce sont des pélerins, ils vont pieds nus, les guiboles attachées au sac ; et ce n’est pas, à voir leur démarche, pour le plaisir, la souffrance est visible, ils n’ont plus que quelques mètres à faire vers la Cathédrale, la fin.

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La Cathédrale justement, impressionnante, mais moins de l’intérieur que du dehors. Je m’attendais à du Vézelay, à du Fontenay, mais elle est en fait assez petite. L’intérieur est assez sobre, sauf pour le maître autel, paré d’or et de décorations rutilantes.
JPEGC’est un joyeux capharnaüm, entre ceux qui prient, les pélerins qui arrivent et qui sortent, les touristes et leur guide qui détaille l’histoire de l’édifice à voix haute.
Comme d’habitude, j’ai erré nez au vent, sans presque utiliser le plan. En une journée j’ai fait deux ou trois fois le tour de la ville, il m’aurait sans doute fallu plus de temps pour visiter les musées … mais je suis resté sous le charme de cet endroit, vraiment magnifique !

Vos commentaires

  • Le 24 août 2011 à 13:30, par Al West En réponse à : Santiago

    Es-tu allé à l’office, voir se balancer l’énorme encensoir ?

    Al.

  • Le 25 août 2011 à 20:26, par henri En réponse à : Santiago

    Non, je n’ai pas eu l’office, mais l’encensoir est à poste, énorme, soutenu par une corde de bon diamètre, et un jeu de poulies impressionnants !

  • Le 25 août 2011 à 22:30, par Rouquette En réponse à : Santiago

    Je me régale à lire tout ça. Et tes photos sont très chouettes, comme d’hab. J’en ai fait qques unes de sympas en Bretagne avec ton Nikon... ;o)) Te les montrerais à l’occase. Bons vents !!! Bizzz