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Préliminaires

lundi 21 novembre 2011

par Olivier, grand fan de l’écriture au 28e degré … voire d’un degré impair


Partir en vacances c’est comme aller voir les putes
 [1]
, on en parle pas. Les fans d’Hyperion et de Star Trek comprendront ma frustration d’un réveil à 4:15 incompatible avec mon statut de gai parisien et d’un voyage long de 12 heures.

Le lendemain, la transition entre le travail et les vacances se fait en douceur dans la marina de Mindelo. Les yeux fermés on s’imagine dans un studio parisien donnant sur une ligne de métro aérienne : toutes les minutes tout se met à remuer avec un bruit assourdissant de métro qui traverse. Henri s’offusque et tente vainement de m’expliquer le charme et la beauté du vent qui siffle dans les haubans. Il a visiblement oublié Paris et son RER A.

Fier de faire partie de l’équipage de ce nouvel épisode de bel ami, j’absorbe les termes techniques de mon nouveau métier : foc, mouillage... Je frétille !

Toutefois, je dois ronger mon frein car cette seconde journée est dédiée à la découverte du village et de ses habitants. Après un premier tour, nous découvrons la plage la plus animée de l’île (merci le petit futé). Une dizaine de personnes bronzent, une poignée d’Aldo Maccione métis font de la musculation sur des appareils dans le sable ! C’est évidemment devant ce superbe paysage que nous nous installons pour déjeuner...

Le reste de l’après-midi passe rapidement, à flâner dans les rues et à me chercher une paire de tongues dont le prix va permettre au locaux de vivre un mois avec opulence.

L’apéro a été le moment privilégié pendant lequel Henri et Michel ont décidé du planning de nos prochains jours. Henri plongé dans sa carte, Michel posant des questions intelligentes voire même pertinentes et pour ma part regardant la scène en silence tout en sirotant ma caipirinha.

La nuit suivante fut tellement bruyante qu’à son réveil, Michel déclarât que cette marina ressemblait au camping des flots bleus (le lecteur aura noté que malgré son indéniable intelligence, Michel a un goût cinématographique discutable).

Notes

[1ndlr : preuve s’il en était besoin que les paroles d’équipier ne sont pas censurées