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Chroniques Cap Verdiennes

lundi 28 novembre 2011

Par Olivier, objectif, bien sûr.


Après une semaine (déjà !) sur place, il est temps de tirer des conclusions (évidement définitives) sur les locaux.

Tout d’abord, ils sont beaux, un parfait exemple de métissage à suivre. Les hommes sont grands, assez fins, sportifs avec un sourire ravageur. Les femmes seraient les plus belles du monde, à en croire un bateau voisin qui en fait venir une différente tous les soirs pour "faire la fête". D’ailleurs, d’après nos différents guides, cela devient une destination de tourisme sexuel pour les femmes françaises célibataires...

Ensuite, ils sont aimables et s’ouvrent facilement aux touristes. Notre guide sur l’ile de Santo Antao (pour plus d’informations sur cette île, vous référer au billet de Michel, je ne doute pas qu’il en tartine plusieurs pages) nous a amené chez lui pour nous présenter sa femme, 3 de ses enfants et son appartement. Il en profité pour nous servir du fromage de chèvre local, à déguster avec la confiture appropriée. Ne sachant comment réagir, nous sommes restés debout, quelque peu interdits et nous demandant quand il allait se décider à nous amener à l’hôtel. Même à l’autre bout du monde, nous restons français...

Autre exemple, nous avons dîné au restaurant l’Escale et avons rencontré sa charmante patronne. À notre arrivée, elle a commencé par nous forcer à lui faire la bise. Pendant tout le repas, elle a passé son temps à me toucher le bras, me prendre par la main et nous couper dans nos discussions pour nous faire la conversation (comprendre : parler d’elle). Voyant notre manque d’empathie, elle s’est mise à pleurer en nous évoquant son défunt mari. S’ensuit un larmoyant monologue pendant lequel elle m’embrassait le front tout en gratouillant le genou de Michel.

Ils n’ont pas le pied marin. Pendant les traversés en ferry, ils perdaient leur joli teint et viraient au gris. Une fois cette triste couleur atteinte, ils remplissaient avec entrain leur sac bleu distribué à l’entrée, jusqu’à l’arrivée.

Enfin, confortablement installé dans une plage déserte avec un bouquin, un local s’est posé à 1 m de moi en me posant sur un regard sans équivoque. Je me suis prestement replongé dans mon livre, après avoir constaté qu’il existe une minorité ne respectant pas mon premier paragraphe.

La vraie vie existe donc ici et il ne me reste que quelques jours pour la découvrir.