Accueil > Carnet de bord > Le voyage : Atlantique > 8e jour : Encore heureux qu’il ait fait beau, et que la Marie Joseph soit un (...)

8e jour : Encore heureux qu’il ait fait beau, et que la Marie Joseph soit un bon bateau...

mardi 29 novembre 2011

Par Michel, philosophe de mauvaise foi …  [1]


Nous nous réveillons au petit matin à l’heure où les pêcheurs se préparent à aller lancer leurs filets. Nous sommes impressionnés par le nombre de personnes qui embarquent sur ces frêles esquifs, tels des boatpeoples.

Il est temps de lever l’ancre, et de faire cap sur Sao Nicolau. Hélas, il s’agit cette fois de naviguer au près dans une mer peu protégée, et un de mes compagnons d’aventure, que je ne veux pas nommer pour ne pas le vexer n’a décidément pas le pied marin. Son joli teint habituellement si frais tourne au vert olivâtre, et il lui faut bien se rendre à l’évidence, il souffre d’un mal de mer carabiné. Il faut avouer que le bateau bouge beaucoup, que le vent est instable, et que la mer est formée ce qui pour un novice est assez impressionnant, même si nous avons une parfaite confiance dans les compétences de Captain Henri. Mon petit déjeuner a du mal à passer et finira d’ailleurs expulsé en milieu d’après midi.

Au milieu de l’étape, Captain Henri et moi proposons à notre malade de rentrer à Mindelo, son état ne semblant pas vouloir s’améliorer, nous ne voyons pas la nécessité de lui imposer le même traitement sur l’étape du retour, nous changeons donc de bord afin d’entamer le tour de l’île de Sao Vincente, mais les courants contraires sont si forts dans la passe entre Santa Luzia et Sao Vincente qu’il faut bientôt rallumer le moteur pour ne progresser qu’à une vitesse d’à peine deux nœuds , ce qui nous laisse le temps d’admirer le paysage à notre aise. Notre malade est réfugié dans sa couchette et n’en sort que pour aller vomir agrippé aux filins de sécurité. Au fur et à mesure de la progression autour de l’île, les allures changent pour passer à des allures de plus en plus portante, et finir en vent arrière. Hélas la mer est forte, et le confort de la navigation ne s’améliore guère, bel ami étant balloté par les vagues.

Le temps passe et il va falloir se rendre à l’évidence, nous arriverons au port de nuit. Captain Henri décide de retourner à la marina, (nous n’aurons donc pas la chance de tester les joies du transfert en annexe) où nous sommes pris en charge professionnellement par le personnel qui nous aide à la manœuvre. Une fois le bateau amarré (au passage nous avons changé de place de parking et nous retrouvons dans un point de passage stratégique juste à côté du bar), l’équipage va se jeter une bière fraîche derrière le gosier, avant une bonne douche chaude, et dîner à bord avec une bonne garbure du sud ouest. Tout le monde est épuisé, et on se couche tôt.

Notes

[1comment ça, c’est un pléonasme ?

Vos commentaires

  • Le 29 novembre 2011 à 22:26, par Twigga En réponse à : 8e jour : Encore heureux qu’il ait fait beau, et que la Marie Joseph soit un bon bateau...

    Le Cap Vert est une destination magnifique, autant d’îles, autant de paysages, de cultures et de populations différents. C’est magique.
    Si vous avez prévu de descendre jusqu’à Fogo, n’omettez pas, sous aucun aucun aucun prétexte, de monter à la caldera (la seule au monde qui soit habitée), puis de gravir le volcan (c’est dur dur dans la pouzzolane, deux pas en avant, une glissade, et on recommence, et ça monte très raide, mais en haut, quel bonheur indicible....). C’est une expérience absolument unique. Si jamais vous avez rêvé de marché sur la Lune, vous y serez.
    Il y a une auberge au pied du volcan, encore sans doute tenue par un français très sympa.

    Mais gaffe, il paraît que la mer est revêche par là.

    Bon vent.
    V
    Twigga

  • Le 1er décembre 2011 à 12:25, par henri En réponse à : 8e jour : Encore heureux qu’il ait fait beau, et que la Marie Joseph soit un bon bateau...

    Salut Twigga,

    L’équipée vers Fogo et Brava est prévue dans les jours qui viennent, mais pas avec le même équipage : j’embarque Eric, donc j’avais été l’équipier l’été dernier, qui connaît bien l’archipel. Et nous reviendrons à Mindelo pour les fêtes de Noël / jour de l’an