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500 milles

jeudi 30 juin 2011

Un mois que je n’ai pas jeté le moindre mot ici. 

JPEGLe temps pour bel ami de se faire baptiser d’abord, avec une bonne partie de la famille, par un beau temps typiquement breton (lire : pas de pluie entre deux averses ;) ). Ils faisait frais, gris, (un peu) venteux -25 noeuds-, ni mes parents ni les plus jeunes des neveux n’ont le pied marin : j’ai pris la décision de ne pas sortir, inutile de prendre le risque de faire peur, avoir froid ou le mal de mer. Mais, entre deux averses, à croire que le ciel surveillait nos faits et gestes, ma nièce a fracassé la bouteille de champagne sur le davier, avant de tous nous réfugier dans le carré pour siffler le reste de la caisse, bien sûr. Commentaire, après coup, de mes voisins de ponton : "it was quite dramatic !"

Ainsi rentré - et de manière spectaculaire - dans la communauté maritime, bel ami s’est fait chouchouter, modifier, améliorer : modification des bosses de ris, dont le diamètre était trop gros ; installation d’un tangon et d’un pilote de secours ; diverses protections (haubans) et renforts (cadènes de bastaque). Mais aussi un taud de soleil, la pharmacie de bord, ...

JPEGLe week-end dernier, retour du beau temps, enfin ! Ça tombe bien, Thib et Fab viennent passer trois jours. Le site internet de Belle Ile en Mer diffuse les horaires du port datés de 2010, sur lesquels je fais la bêtise de me baser sans regarder les horaires de marée : nous devons donc passer notre nuit au Palais dans l’avant port, sur une bouée. Nous partons le dimanche pour une mini nav, sans vent ou presque, vers Sauzon, qui sera accélérée pour cause de mal de mer. Sauzon est surnommé par beaucoup de proprios de RM comme le port officiel des RM, tellement on en rencontre : deux 1050, Astrolabe et un de l’école des Glenans ; deux 880, près du quart de la population des visiteurs ! Je profite de l’échouage, toujours magique, pour inspecter la coque : le sail drive commence déjà à être bien attaqué par toutes sortes de bestioles sous marines, moins de cinq mois après sa mise à l’eau ... 

Sauzon {JPEG}Thib et Fab repartis dans la moiteur parisienne, j’ai repris hier la nav en solo, pour enfin aller visiter Piriac. Départ du Crouesty sous le soleil, la mer est belle, et le vent un petit 10 noeuds. bel ami avance bien, un peu plus de cinq noeuds, je me sens bien, je me rends compte à quel point ça m’avait manqué ces dernières semaines. Le vent fraichit, un peu, il s’établir à 15/16 noeuds, je tangon le génois qui fait trop souffrir la mature maintenant que je suis vent arrière, le speedo fait un bon à chaque rafale, l’air se fait un peu plus frais. Je me plonge dans la leçture d’un magasine, mais je n’ai pas le temps d’aller bien loin, j’ai l’impression que le vent a forci, et la mer aussi, qu’elle moutonne plus.

Sauzon

Les rafales sont de plus en plus longues, chaque fois plus fortes, le vent s’établit à quelques milles de Piriac à 23 kts. Je roule le génois pour continuer sous grand voile seule, sans doute pas la meilleure idée vu l’état de la mer, mais bel ami avance encore à plus de six nœuds. J’affale la grand voile bien dégage du chenal d’accès, et le demi mille vers le port, avec la mer qui a encore grossi, de travers, est assez sportif !

Demain soir, je suis à Quiberon, je suis bateau marqueur (?!) la semaine prochaine pour le championnat de France minimes.

Vos commentaires

  • Le 3 juillet 2011 à 16:10, par Rouquette En réponse à : 500 milles

    Et là t’es où ? :o)

    Les tribulations d’un marin en mer... J’aurais dû te coller une balise dans tes bagages pour te suivre sur une carte. Petit point qui clignote.

  • Le 5 juillet 2011 à 08:32, par Fab’ En réponse à : 500 milles

    Tu as raison de ne pas infliger le mal de mer à la famille et de le garder pour les amis ;)

    Certes, le trajet Belle-Ile en Mer - Belle-Ile en Mer a été nauséeux, mais quel pied le retour avec le bateau qui avance super bien.

    Je culpabilisais de ne toujours pas avoir rempli le livre d’or en ligne.. Mais maintenant que tu en as parlé, nous sommes dispensés ?

  • Le 5 juillet 2011 à 08:41, par henri En réponse à : 500 milles

    @Rouquette : je suis à Quiberon, je suis un des deux bateaux qui marquent la ligne de départ pour les courses d’optimist. Toujours dans le même coin, donc ;-) et je te donnerai un moyen de me pister :-)

    @Fab : il faut dire que je ne m’attendais vraiment pas à ce que le mal de mer fasse son apparition, ce jour là de surcroît :-) Pour le livre d’or … je ne m’attendais pas à ce que tu essayes de prendre la tangente aussi franchement … :p

  • Le 5 juillet 2011 à 22:20, par Marge En réponse à : 500 milles

    Tsk tsk tsk ! Pas de contribution au livre d’or ? Je ne peux pas croire qu’il existe des passe-droits sur bel ami !

    Bon, puisqu’on ne peut plus compter sur les équipiers pour raconter ton périple, moi aussi je veux bien un moyen de te pister :-)

  • Le 6 juillet 2011 à 23:06, par henri En réponse à : 500 milles

    Marge, je suis coi. Autant que toi. Il n’y a que toi à avoir eu des passe-droit sur bel ami, j’ai compris il n’y en aura plus :-)

    Mais sois patiente, Fab’ y travaille. Hein Fab’ ? :-)

  • Le 7 juillet 2011 à 20:19, par Rouge-cerise En réponse à : 500 milles

    C’est curieux comme le "sail drive" (j’ai appris un truc sur ce coup !) semble plus attaqué que le reste de la coque. Le matériau est différent ? Il n’est pas recouvert de la même peinture ou vernis ?

  • Le 8 juillet 2011 à 23:50, par henri En réponse à : 500 milles

    La coque est en contreplaqué marine, recouverte partiellement d’epoxy. Le saildrive, lui, est en aluminium. Il faut donc appliquer un primaire et un antifouling (une peinture spéciale qui empêche les bébêtes de s’accrocher) spécifiques à chaque matériau.

    En même temps, tu auras certainement remarqué toi l’ingénieur ;) juste derrière l’hélice, une anode qui elle ne doit surtout pas être traitée.