Archives : novembre 2011

Derniers articles

  • Trop tôt, trop tard

    7 novembre 2011

    Me voilà donc parti, cet après midi, de la Gomera, l’île que j’ai – de loin – préféré, la plus douce, la plus vivante. Les montagnes sont moins grandioses qu’à La Palma, mais moins encaissés, moins étouffants aussi. Et San Sebastian est pleine de vie, en journée comme le soir, faisant passer Santa Cruz pour une ville morte.
    Le tour de l’île est vite fait, celui du port aussi. Curieusement, peu de contacts noués, quelques bateaux connus retrouvés (Nemo, 3 gouttes), alors que la grande majorité fait peu ou (...)

  • Journal de bord – 8 novembre

    8 novembre 2011

    Un peu plus de 24h que je suis parti, je n’ai effectué que 122 milles.
    Hier soir, la météo que j’ai récupéré m’a convaincu qu’il fallait se rapprocher plus des côtes africaines dans l’espoir de toucher un peu de vent. Cap au sud donc (alors que ma route est plus sud-est), et peu avant minuit, j’établissais la voilure, sous une brise de 6/8 nœuds. Bonheur de couper le moteur, et sentir bel ami glisser tranquillement. Et quand le vent se lève un peu, monte à 10 nœuds, j’entends l’eau glisser le long de la (...)

  • Cap au Sud

    10 novembre 2011

    Hein ? Quoi ? Oui, je sais ce que vous allez me dire, rien de nouveau : cap au sud. Le Cap Vert, les tropiques, toussatoussa, c’est au Sud. Oui, enfin, pour vous les français, les belges (Toto, si tu me lis …), les Européens, quoi.
    Mais prenez mes lecteurs caribéens (sisi, j’en ai). Pour eux, c’est presque de l’Est. Matiné de sud, peut être, mais de l’Est quand même. Et les Québecois, tiens, pour eux c’est encore différent.
    Voilà, tout est question de perspective, et pour moi, la route du Cap Vert est (...)

  • J’ai craqué.

    12 novembre 2011

    Lamentablement. J’ai craqué. Cinq jours que cela dure, avec un épisode de dix heures avec un vent de 10 noeuds constant, le reste du temps, ça va, ça vient, 4 noeuds, ou 5, jusqu’à 7/8 parfois. Cet après midi, j’ai craqué.
    Après trois heures à moins de quatre noeuds, à balloter à moins de deux, j’ai allumé le moteur et affalé les voiles, qu’elles ne claquent plus. Bien sûr, deux heures après, un vent de travers, 8/9 noeuds, le régal. Exit le moteur, hardi petit.
    Hélas, trois fois hélas, 19h, c’est reparti : (...)

  • Et soudain, l’éruption

    16 novembre 2011

    C’était la fin de l’après midi. Comme toujours, je m’installe dans le cockpit, je n’aime pas la tombée de la nuit, alors je veux profiter des dernières lueurs. Le ciel, toute la journée, était nuageux. Pour une fois, bel ami avait trouvé du vent, et avançait fièrement, vent de travers. Le soleil allait se coucher, tranquillement. J’étais bien, à le contempler.
    On pouvait presque regarder le soleil en face, bien protégé par les nuages à l’horizon. Il promettait d’être beau.
    Coucher de soleil1
    Le (...)

  • Chroniques Cap-verdiennes - Jour 1

    20 novembre 2011

    par Michel, grand mamamouchi devant l’éternel
    Lettres de la marina
    Le premier jour de ces vacances ressemble à tous les premiers jours de vacances. À savoir, le transfert en avion vers la destination choisie...
    Sauf que la journée s’annonce longue. La compagnie aérienne TAP pense qu’il est impératif pour décoller à 13h de Lisbonne de prendre l’avion à 7h de Paris, pour un vol qui dure à peine 2 heures. Et le voyagiste prétend qu’il faudrait arriver 3h à l’avance à Orly ouest pour être sûr d’avoir (...)

  • Préliminaires

    21 novembre 2011

    par Olivier, grand fan de l’écriture au 28e degré … voire d’un degré impair
    Partir en vacances c’est comme aller voir les putes , on en parle pas. Les fans d’Hyperion et de Star Trek comprendront ma frustration d’un réveil à 4:15 incompatible avec mon statut de gai parisien et d’un voyage long de 12 heures.
    Le lendemain, la transition entre le travail et les vacances se fait en douceur dans la marina de Mindelo. Les yeux fermés on s’imagine dans un studio parisien donnant sur une ligne de métro (...)

  • Chroniques Cap-verdiennes - Jour 2

    21 novembre 2011

    Toujours par Michel, qui de mamamouchi tourne philosophe
    Réveil vers 7h du matin, le jour est déjà levé ( cela change de Paris en novembre) et le soleil brille déjà. Il est temps de commencer à lâcher prise.
    Petit déjeuner nonchalant sur le bateau, tentative de douche écologique ( comprendre en utilisant le moins d’eau possible) ballade dans la ville de Mindelo, recherche d’un restot sympa pour casser une petite croûte, re ballade, un peu de shopping, et ça va être l’heure de l’apéritif avant de (...)

  • Chroniques Cap-verdiennes : jour 3

    22 novembre 2011

    Par Michel, toujours philosophe
    Bienvenue au camping de trifouilly les flots.
    Souvent je me suis réveillé de bonne heure, surtout lorsque les voisins font du bruit alors que l’aurore aux doigts de rose apparaît.
    Après une nuit difficile, passée sur un matelas à bascule, ponctuée de claquements de drisse sur les mâts des bateaux voisins, des craquements des amarres, des couinement des pare-battage, le coup de grâce me fut donné vers 5h du matin par l’arrivée exubérante d’un bateau espagnol (...)

  • Sartre avait donc raison …

    23 novembre 2011

    Par Olivier, qui ne compte plus les degrés
    Michel a pourtant raison : cette marina suit les mêmes règles qu’un camping ! Deux premières fois réunies ! Après les avoir évités toutes ses années, me voilà en vacances avec des bidochons. Je cherche frénétiquement Kador, mais malheureusement incompatible avec une vie sur un bateau..
    Le bidochon naviguant est sympa ; à chaque arrivée ou départ, ils viennent proposer leur aide spontanément.
    Le bidochon naviguant est un animal sociable. Qualité ou nécessité ? (...)

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