Archives : septembre 2011

Derniers articles

  • Ton voisin ne moqueras pas

    2 septembre 2011

    Le lendemain, il fait beau, grand soleil qui chauffe fort, je suis reposé, tout va bien. Je fume ma clope, celle du café qui est si bonne, dans le cockpit, à regarder un voisin, un anglais, type poids lourd, dont on devine la respiration lourde à chacun des pas, chacune des manœuvres qu’il fait. Je me demande comment fait cet homme, à la démarche et aux gestes si lents, lorsque dans l’urgence il faut aller vite, et bien.
    Je range le bateau, et sors le taud, puis la bicyclette, que j’installe sur le (...)

  • Destino Lisboa

    5 septembre 2011

    Voilà. Les côtes sont à peu près réparées, j’ai respecté à la lettre les instructions de ma charmante médecin qui m’a sussuré dans un français impeccable : “faites en le moins possible d’ici à votre départ”. Vous n’imaginez pas comme c’est dur ! J’ai donc abandonné la visite à Porto (j’en ai un souvenir assez physique), me contentant de la charmante vieille ville de Povoa, et des plages de la ville moderne, à la mode, et très … organisées ! Le temps cette dernière semaine n’était pas de la partie, il faut dire. (...)

  • La peau du …

    6 septembre 2011

    Voila, je peux souffler. Je suis parti il y a trois heures de Povoa, une bonne demi heure de retard sur mon horaire … mais je l’avais prévu :)
    Ces trois dernières heures ont été comme prévues : chiantes ! Pas de vent, à peine six noeuds dans les fesses, qui même avec l’aide du moteur n’empêche pas la voile de claquer une vague sur deux. Et les casiers. Ces putains de casiers. Posés n’importe où, dans un ordre anarchique, certains face à la houle, d’autres parallèles à la côte, d’autres encore on ne (...)

  • Passe ton cap d’abord

    12 septembre 2011

    La nuit suivante s’est déroulée comme la fin de l’après midi, sur un tapis roulant : bel ami se déhanchant au rythme de la houle, sous trinquette et grand-voile arisée, le vent établi aux alentours des 20 nœuds le propulsant gaillardement.
    Premier tour de sommeil vers 22h, le minuteur calé sur 30 minutes et à chaque sonnerie, un tour dehors pour vérifier le vent et les voiles (grossièrement), et faire un tour d’horizon. Retour dans le bateau, vérification de la carte, de nouveau un tour d’horizon, et je (...)

  • Savoir changer d’avis

    15 septembre 2011

    Voilà huit jours que je suis dans cette agréable marina d’Oeiras, et pourtant j’ai l’impression que ça fait au moins le double. Les parents partis, après m’être un peu reposé (pas d’énergie à leur âge, qu’ils disent …), deux ou trois coups de bicyclette par ci, par là, plus tard … et l’envie de tâter un peu de l’atlantique me démange.
    Madère, première "vraie" île perdue au milieu de l’immensité de l’océan. Entre trois et cinq jours de navigation. Un caillou posé là, le sommet d’une montagne qui s’enfonce à près de (...)

  • Grand large

    18 septembre 2011

    36h depuis le départ, peu ou prou. A quelques milles près, à la moitié
    du parcours. Les premières 24h n’ont pas été faciles, amarinage
    difficile, j’ai du me forcer pour manger quelque chose ; et conditions musclées, j’ai fini par prendre une solution assez radicale pour la nuit
    trois ris trinquette ! qui m’a permis de dormir assez bien.
    Journée grise, passée assez vite. Je n’ai pas modifié la grand-voile,
    juste passé de la trinquette au génois, entier, ou avec un ou des ris ;
    malgré tout encore des (...)

  • Terre aride

    20 septembre 2011

    Je suis arrivé hier soir à Porto Santo. L’histoire dit que cette baie doit son nom à Henri le Navigateur (ça ne s’invente pas !!) qui l’aurait découverte en cherchant refuge lors d’une grosse tempête. Porto Santo, c’est la petite sœur de Madère, quelques dizaines de mille plus au nord, un espèce de bout de rocher volcanique, posé là au beau milieu de l’atlantique et de sa longue houle.
    Trois jours à la suivre, cette houle, le cul de bel ami face à elle, soulevé à chacun de ses mouvements. Parfois elle a été (...)

  • En attente d’embarquement

    23 septembre 2011

    en attente d’embarquement

  • Madère, et son contraire

    29 septembre 2011

    Voilà, j’ai franchi le petit détroit qui sépare l’île de Porto Santo de sa grande sœur, l’île de Madère. Quelques heures à peine, dont trois sous voiles, au près, une allure que j’ai retrouvé avec plaisir ! 30 milles nautiques à peine, un autre monde pourtant.
    Autant Porto Santo est aride, et lissée, autant Madère est luxuriante, humide, et montagneuse. Les deux îles n’ont que 7 millions d’années d’écart (une paille, vous me direz, au regard de leur histoire), mais 7 millions qui ont fait la différence, la (...)