Archives : août 2011

Derniers articles

  • Le nœud

    11 août 2011

    Je profite rapidement de me connecter pour récupérer la météo du soir, pour envoyer un petit point de la situation.
    Au large de l’espagne, à 120 milles (env. 200km) à peu près de la Corogne.
    Le vent est assez vite tombé après la sortie de la Rochelle, j’ai dû faire pas mal de moteur, sinon les voiles claquaient beaucoup avec la houle. Depuis midi, j’ai à peine 1 nœuds de vent, je suis donc de nouveau au moteur. Peut être jusqu’au bout ? Je saurai tout à l’heure, en tout cas ça m’étonnerait que (...)

  • Le dauphin triste

    12 août 2011

    Je l’ai aperçu dans la brume, je venais d’allumer mon radar, la faute à cette purée de poix qui nous est tombé dessus, bel ami et moi, ce matin. J’aurais dû m’en douter, les nuages de la nuit n’annonçaient rien de très bon, en tout cas pas de vent.
    Il était là, entre le bateau de pêche et moi, laissant apparaître sa dorsale dans l’eau sans ride du golfe, lentement. Une fois, deux fois, et puis je ne l’ai pas revu.
    Quelques minutes après, regardant derrière moi les deux bateaux, séparés d’un bon (...)

  • Mille milles

    14 août 2011

    Pas question pour moi de raconter ici tout par le détail, de cette première vraie traversée, vraiment en solitaire. Rien à voir avec les près de 800 milles ( 1500 km) faits pendant mon rodage. Rien à voir non plus avec le convoyage d’il y a 18 mois, nous étions deux, et je n’étais qu’équipier, je n’avais pas la responsabilité, pas l’inquiétude. Non, là, c’était la vraie nouveauté, l’inconnu, une autre dimension. Et puis, surtout, Gascogne. Le terrible, l’imprévisible, le cruel Gascogne, celui qui dans ma (...)

  • Côté pile, côté face

    15 août 2011

    La Corogne, c’est un peu comme Ribadeo l’année dernière : y’a des trucs sympas, d’autres nettement moins.
    Côté pile, une baie plutôt sympa :
    Côté face :
    avec un peu de zoom :
    Bref, une architecture assez … inégale, sans intention (visible) d’unité, si ce n’est parfois celle de la mocheté.
    Pourtant, quand on se balade dans la vieille ville (XVe et XVIe pour les parties les plus anciennes), il y a de très jolies choses :
    Pourtant même là, ils ont réussi à dénaturer l’endroit
    Enfin bon, un petit (...)

  • Santiago

    23 août 2011

    Départ au petit matin de la Corogne, par le TER local. Le jour se lève à peine, et le train qui s’éleve dans les montagnes laisse voir des filets de brume qui s’accrochent aux vallées. Une demi-heure à peine de train, de la mer au montagnes, puis aux collines (de type Jura) et nous voilà à Compostelle. La ville est encore vide à cette heure. Les étroites ruelles de la vieille ville ne captent pas encore le soleil, je me faufile avec ma bicyclette entre les camions de livraisons. Il y a des églises à (...)

  • Départ de Coruña

    27 août 2011

    Eric (ovento) arrivé hier après midi avec sa fine équipe, nous avons passé un bon moment ensemble, et échangé, ou plutôt il a parlé !, sur Madère, les Canaries, et le Cap Vert surtout !
    Aujourd’hui comme prévu, trop de vent (et de houle surtout) pour partir, c’est donc demain que je lève le camp - enfin ! j’ai envie de dire - de cette marina, pourtant bien placée et dont le personnel est super sympa, et efficace !
    La météo pour la fin août semble confirmer que l’anticyclone des Açores n’est pas en super (...)

  • L’aventure au rendez-vous

    30 août 2011

    par Laure, finalement sortie de sa retraite électronique ;-), à replacer dans son contexte, donc juste après le feu d’artifice
    Cet été, l’aventure et l’amitié au RDV, chouette. Toute contente de partir retrouver mon ami Henri, pas vu depuis trop longtemps (je sais, de moins en moins le choix), et de rencontrer son bateau pour de vrai.
    Alors, comment allait-il : déjà navigateur en attente du grand départ, en panique après quelques mois d’essais de solitude, ou juste le Henri de d’hab ?
    Et bien, je (...)

  • Champ de mines

    31 août 2011

    Voilà. Finalement Povoa de Varzim, plus proche de la Corogne d’une dizaine de miles, qui me donnait l’assurance d’arriver de jour.
    Ces 40h de navigation ont finalement été plus éprouvantes que les trois jours du golfe de Gascogne. Parti en début de matinée de la Corogne, je savais que le vent ne serait pas fortiche, il l’a été moins que prévu, et qu’il y aurait un résidu de grosse mer encore pour quelques heures. Résultat, pas assez de vent pour gonfler les voiles, qui battaient fortement avec la houle ; (...)