Accueil > Carnet de bord > Prise en main > Retour vers le futur

Retour vers le futur

dimanche 20 mars 2011

L’avantage d’une connexion internet sur le bateau, c’est que je peux
continuer à préparer le reste, c’est à dire l’indispensable : la
communication au large.

A moins de passer par des équipements sophistiqués comme peuvent l’être
ceux des coureurs trans-océaniques, qui coûtent quelques dizaines de
milliers d’euros, il faut se contenter d’utiliser le système iridium, "simple" système de téléphonie par satellite,
connu en son temps pour avoir permis de localiser un chef rebelle
tchétchène pour lui envoyer un missile sur la figure.

Iridium est essentiel (ou pas, diront certains …) sur un bateau pour des
questions de sécurité. Sécurité pour recevoir par mail les infos météos
de la zone dans laquelle on navigue ; sécurité de pouvoir joindre, en
cas d’urgence, l’hôpital de Toulouse - qui assure une veille 24/24 pour
les navigateurs, loué soit le service public ! -, ou simplement rassurer
Papa Maman qui peuvent -gratuitement- envoyer un sms pour vérifier que
tout va bien … bref, comme je le disais, essentiel.

Si tout ça est tres simple à mettre en oeuvre - une simple prise usb -,
ça ramène malgré tout près de 20 ans en arrière (non, ne cherche pas
Jacques, tu n’as pas connu) : le telephone est vendu à peu près aussi
cher qu’un nokia 1620 en 97 (1500€ pour faire court), et les subventions
opérateurs n’existent évidemment pas, iridium bénéficiant de fait d’un
quasi monopole (il est le seul à couvrir l’intégralité du monde) et
fabricant lui même ses propres terminaux.

Ensuite il faut acheter des cartes de communication, qu’on trouve aux
USA pour 1€/min, mais bien plus cher (50%) en France.

Et puis vient le moment de se connecter, et on oublie toutes les
références connues jusque la. Point d’adsl, encore moins de fibre
optique, ce n’est pas non p.us les modems de la fin 90, non, on retombe
à la vitesse stupéfiante de 9600 bauds / minute (en théorie), donc mille
trillions de milliards fois moins rapide que votre connexion pourrite
actuelle.

Enfin, bon, comme je disais, c’est indispensable. Pas aux yeux de ceux
qui considèrent -ils n’ont pas tout a fait tort - qu’avec ce genre de
joujou technologique, ce n’est plus vraiment une aventure que traverser
les océans. Mais par la technologie utilisée, le coût, les précautions à
prendre à l’utilisation, ça me ramène drôlement à l’aventure qu’était
internet il y a 20 ans.

Vos commentaires

  • Le 20 mars 2011 à 19:05, par henri En réponse à : Retour vers le futur

    (et vous en faites pas si ce message est chiant, il fallait juste que je trouve quelque chose à dire pour tester la publication par mail sur ce blog …)

  • Le 21 mars 2011 à 10:23, par PennGwen En réponse à : Retour vers le futur

    Henri,

    Et que penser de l’ISAPHONE d’Inmarsat ?
    Beaucoup moins cher qu’iridium et couvre le monde sauf les pôles !

    Evidemment, la DATA n’est pas encore activée et il faut attendre avril pour voir
    ce qu’ils vont proposer.

    Mais à mon avis il reste urgent d’attendre.

    Stéph.

  • Le 21 mars 2011 à 18:53, par henri En réponse à : Retour vers le futur

    Steph, je vois deux choses :

    1. Globalement, à l’achat, le combiné iridium coûte la même chose en Fr et aux US. Ce qui est, par contre, discriminant, c’est l’achat des minutes, beaucoup moins cher aux US (par ex. chez global marine), pourvu qu’on se soit muni d’une carte SIM compatible avant.
    2. Sans être un vieux routard des nouvelles technologies, j’ai cependant assez d’expérience pour savoir qu’il faut laisser le temps à une nouvelle techno de s’installer. En clair, je ne ferai pas beta testeur pour inmarsat : j’attends de mon service téléphonie qu’il fonctionne, quand son utilisation est superflue ou quand j’en ai réellement besoin, sans que des questions techniques - justifiées ou non - interfèrent. Et sur ce plan, Iridium fait une vraie différence.

    J’espère qu’Inmarsat va réussir son coup, et Thuraya aussi pour le coup, un peu de concurrence dans le monde de la téléphonie satellitaire ne peut faire que du bien ! Cela dit, j’assure le coup pour l’instant, avec Iridium, je sais (parce que le monde capitaliste est ainsi fait …) qu’iridium finira par baisser le prix de ses minutes, pour s’aligner peu ou prou avec Inmarsat. Qu’aurai-je alors perdu ? Quelques centaines de dollar peut être, au prix d’une fiabilité éprouvée. Et, franchement, vu le budget de nos bateaux, et l’importance que revêt le téléphone satellite en terme de sécurité (météo + disponibilité du service), je prends le risque. Quitte à changer dans quelques année s’il y a une vraie concurrence techniquement prouvée.

  • Le 23 mars 2011 à 09:19, par Al West En réponse à : Retour vers le futur

    1500 euros le Nokia machin en ’97 ? Es-tu sûr ? Je ne connais pas le modèle en question, mais je crois me rappeler que mon premier cellulaire (un Ericsson pas encore Sony et qui avait la gueule d’une Volvo break, il est vrai) avait du me coûter environ 1000 francs en 96.

  • Le 23 mars 2011 à 14:44, par PennGwen En réponse à : Retour vers le futur

    D’accord avec ton argumentaire pour la partie la plus importante : ne pas jouer à la roulette russe quant à la sécurité en mer.

    Néanmoins attention à ne pas confondre le terminal (IsatPhone) avec le réseau (Inmarsat) qui est tout sauf un nouvel entrant !

    Inmarsat est LE canal pour le SDSM, contrairement à Iridium.

    Et n’oublions pas non plus qu’à l’aube de l’an 2000, Iridium était à l’agonie avant d’être racheté par Boeing.

    Bref, Inmarsat semble confirmer son planning avec lancement officiel de la data au 1 avril. A suivre donc.

    A+

    Stéph.

  • Le 23 mars 2011 à 20:21, par henri En réponse à : Retour vers le futur

    à vrai dire, je ne pensais pas tant au réseau satellitaire en tant que tel, mais plus à la mise en place du service "accès à internet par téléphonie".

    Pour le reste, je le redis : je souhaite qu’inmarsat réussisse vite à fournir un service de qualité, ça ne pourra qu’être bénéfique !

  • Le 24 mars 2011 à 22:29, par Twigga En réponse à : Retour vers le futur

    ./_ //._../.// _ /_ _ _ /._. /... /. // _ //._ /...//_ /./.../_ /.// ?

    V

  • Le 24 mars 2011 à 22:39, par henri En réponse à : Retour vers le futur

    Une petite erreur, il s’agit bien du - -/---/.-./.../.// et non du -/---/.-./.../.// :-))

    Je l’ai connu (vive les scouts), je ne le connais plus, et d’ailleurs, il n’est plus référencé ni utilisé en France, que ce soit par les sémaphores ou les marines (marchandes ou militaires) depuis plus de 10 ans je crois.

    Et je ne suis pas sûr que des émetteurs soient encore commercialisés :)

  • Le 25 mars 2011 à 08:55, par Al West En réponse à : Retour vers le futur

    C’est ici qu’on communique par (l’ancêtre du) bit ?

    - )

  • Le 27 mars 2011 à 12:37, par Twigga En réponse à : Retour vers le futur

    Oui tu as raison !! mais avoue que la faute est savoureuse !! Au fait, je viens de comprendre "Bel ami". Vieux motard que jamais !

    V

  • Le 27 mars 2011 à 12:38, par henri En réponse à : Retour vers le futur

    Explique moi, et rassure moi : tu as compris quoi ? :D