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Madère la charmeuse

mercredi 5 octobre 2011

Une semaine bientôt que je suis dans cette charmante marina de Quinta do Lorde, "luxury resort" commencé en 2002, et dont on dit qu’il ouvrira dans 5 mois … mais on dit aussi qu’il est en faillite, alors bon …

Madère fait ces jours-ci presque la une du Monde. Mais ce n’est pas lui rendre justice que de la voir sous ce seul angle là, même si la campagne électorale est omniprésente, avec les portraits des candidats affichés un peu partout sur l’île, dont celle du président (depuis 35 ans quand même !), gras, adipeux, bref, horrible.

Madère m’a plu, m’a charmé, presque enchanté.
Climat limite desertique au nord, luxuriant au sud, mais jamais pesant.
Pente douce à l’est, falaises abruptes à l’ouest. Forte densité de population côte est par conséquent, là où seuls les pics et les -rares- plateaux de la façade ouest sont colonisés.
Le tourisme est permanent, probablement la plus grande ressource de l’île aujourd’hui, mais bien intégré, on ne le sent pas trop même quand deux paquebots sont au port.
Les routes sont spectaculaires, des pentes qu’on pense impraticables et pourtant …
L’architecture est simple, et pourtant charmante, la pierre noire volcanique joliment rehaussée de façades peintes à la chaux.
Les Madériens sont accueillants, ouverts, souriants, toujours prêts à rendre service.

Bref, j’ai aimé. Beaucoup.

Demain Samedi normalement, je pars vers les canaries. Je sens comme une pointe de nostalgie. Mais je pense qu’elle vient plutôt de ces adieux qu’il faudra faire, de cette route qui bifurque, celle commencée il y a près de deux mois avec Penn Gwen, cette belle et gentille (et bruyante ;-) ) smala bretonne dont le chemin a été étrangement parallèle au mien depuis plus d’un an. Eux prennent un peu plus de temps, avant de bifurquer vers l’Afrique, puis le Brésil.

John est parti vers les Canaries, il a embarqué sur un schpountz mené par une famille hollandaise. Je le recroiserai sûrement aux alentours du Cap Vert.

Les dernières photos sont en ligne, dans l’album-qui-va-bien. Les Canaries devraient être un autre type de paysage !

Vos commentaires

  • Le 5 octobre 2011 à 17:32, par Marco En réponse à : Madère la charmeuse

    Je comptais t’appeler au bigo. Je me disais que ça faisait un sacré bail que j’avais plus de nouvelles et qu’on s’était pas causés. Et pis, ton blogue (l’autre) est plutôt mutique. Juste quelques nouvelles par la Rouquette...

    Et puis, je me suis souvenu de celui-ci. Bingo ! J’aurais dû m’abonner aux flux. Quel crétin ! Je croyais l’avoir fait, pourtant. Voilà le mal est réparé. Mais, bon dieu, t’as foutu le camp sur l’eau et j’ai au moins un an de billets à rattraper.

    Très heureux quand même de participer à ton équipée de la sorte. Très belles photos, comme toujours.

    Allez ! Bon vent, l’amiral

  • Le 5 octobre 2011 à 22:29, par Pascal En réponse à : Madère la charmeuse

    Je me décide enfin à "dire un truc" c’est pas faute de suivre le voyage mais les mots ne suffisaient pas. Mais là j’ai une phrase qui fait toc toc dans mon crâne : "il va finir par me donner envie de tropiques", et ça tu le sais c’est très très fort ! Fallait que je te le dise.
    Continue à te faire plaisir mais aussi a nous régaler par l’image et le texte.
    A +

  • Le 6 octobre 2011 à 01:07, par henri En réponse à : Madère la charmeuse

    @Marco : et ta prose me manquait, je te croyais lecteur silencieux, je me rattrapais en lisant tes (trop rares !) envolées ;-) Bienvenue (de nouveau), en tout cas !

    @Pascal : bah alors, tu sais ce qu’il te reste à faire ? (et pourtant, je n’y suis pas encore, sous les tropiques !) :-)

  • Le 9 octobre 2011 à 00:51, par Rouquette En réponse à : Madère la charmeuse

    J’arrive pas à t’écrire des trucs... sais pô pourquoi... parce que normalement on se parle, sans doute... Mais je lis tout. Je rêve. Je navigue. Je suis avec toi. Bons vents le marin. Prends soin de toi et à plus tard, ailleurs... T’embrasse fort.