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Madère, et son contraire

jeudi 29 septembre 2011

Voilà, j’ai franchi le petit détroit qui sépare l’île de Porto Santo de sa grande sœur, l’île de Madère. Quelques heures à peine, dont trois sous voiles, au près, une allure que j’ai retrouvé avec plaisir ! 30 milles nautiques à peine, un autre monde pourtant.

Autant Porto Santo est aride, et lissée, autant Madère est luxuriante, humide, et montagneuse. Les deux îles n’ont que 7 millions d’années d’écart (une paille, vous me direz, au regard de leur histoire), mais 7 millions qui ont fait la différence, la plus anecdotique étant que Porto Santo a une plage (mais de 9km !), alors que Madère n’en a aucune.

Rêves sans limite (Porto Santo)

La marina de Quinta do Lorde est à l’extrémité nord de Madère, là où se fait la jonction "géologique" entre les deux terres.

regarde la mer (Caniçal)

Au premier plan, l’aridité de Porto Santo, mais des reliefs qui sont déjà ceux de Madère, abrupts. Et au loin, là où porte le regard, les sommets qui accrochent les nuages, la pluie salvatrice, les forêts et les cultures.

On se promène pour l’instant en bus, sur des routes plus abruptes que dans les Alpes, qui me rappellent par certains côtés celles de la Cordillère des Andes, passant en quelques centaines de mètres du niveau de la mer à près de mille mètres, pour redescendre ensuite dans la vallée suivante. Pas d’autre choix que faire confiance au chauffeur de bus, et à la qualité du matériel roulant, qui semble pourtant parfois d’un autre âge.

Funchal est une ville agréable, dynamique mais nonchalante, touristique mais très vivante, propre et entretenue sans être vitrine, aux constructions à la pierre noire volcanique mais aux façades colorées ; j’ai beaucoup aimé cette courte après midi à la découvrir.

Conciliabules (Funchal)

Demain avec les Penn Gwen nous louons une voiture, pour y retourner, et se balader le long des fameuses levadas, un système d’irrigation complexe destiné à alimenter en eau les cultures des vallées.

bel ami attend son heure, sagement, que les vents daignent revenir, et de secteur nord. Je repartirai probablement avec John, un bateau stoppeur rencontré à Porto Santo, à la recherche d’un embarquement vers le Cap Vert via les Canaries, où je le laisserai … à moins qu’il ne trouve d’ici là un équipage qui l’adopte pour quelques jours.