Accueil > Carnet de bord > Le voyage : Atlantique > Le retour de capitaine flam

Le retour de capitaine flam

dimanche 27 novembre 2011

Par Michel, philosophe régressif


Nous nous excusons des dates de parution erratiques de ces passionnantes chroniques, mais Captain Henri préférant limiter son budget Telecom, il ne nous autorise pas à mettre nos articles en ligne grâce aux merveilleuses lignes bas débit de la société iridium, et par ailleurs CPV movel et T+ ne semblent pas décidés à installer des hotspot wifi en pleine mer. Le lecteur est donc prié de prendre son mal en patience (Captain Henri accepte néanmoins les dons qui lui permettront de sponsoriser d’avantage les opérateurs locaux)

Ce matin, captain Henri ne semble toujours pas très frais, dormant recroquevillé sur sa couchette ( couchette luxueuse néanmoins) Olivier et moi décidons donc d’un programme minimum. Petit déjeuner, plage...

J’en profite pour finir la bio de steve Jobs, pendant qu’Olivier se débrouille pour se mettre de l’eau dans l’oreille afin de retenter l’expérience de l’otite 24h avant de prendre l’avion qu’il avait déjà tentée avec un succès relatif en République Dominicaine il y a quelques années, et qui nécessite donc un perfectionnement.

De retour à bel ami, nous découvrons avec soulagement un captain Henri presque totalement remis en train de ranger son bateau. Nous décidons donc de relancer notre programme initial de la veille : aller visiter l’île de Santo Antão. Mais avant toute chose, nous allons déjeuner à l’alliance française, qui possède un accès wifi payant certes, mais relativement raisonnable. La nourriture y est bonne et rustique, le service est aimable, mais le wifi est défaillant.( Notons que dans le souci louable de fidéliser le client, l’alliance vend les codes d’accès au wifi tout en sachant qu’il est en panne afin de nous inciter à revenir pour les utiliser un autre jour).

Nous allons ensuite réserver les billets du ferry qui nous emmènera à Santo Antão. Il se trouve que le mercredi ( car nous sommes le mardi), il se trouve donc que le mercredi donc, il n ’y a pas de ferry pour rentrer le soir, qu’à cela ne tienne, nous décidons que, dans une largesse royale, nous passerons une nuit à l’hôtel à Santo Antão.

Nous décidons d’aller dîner relativement tôt, demain, il faudra de nouveau se lever aux aurores ( Olivier qui se fait un point d’honneur à ne jamais ouvrir l’oeil avant10h le weekend end commence à détester ces vacances). Nous tombons, par hasard, sur un restaurant recommandé par le petit futé que nous avions cherché vainement quelques jours plutôt ( l’escale pour ne pas le nommer) et décidons de tenter l’expérience. Nous eussions pourtant dû nous méfier dès l’entrée du restaurant, la grille était fermée à clef, comme pour nous dire "éloignez vous". Le bâtiment est cossu ( il semble que ce soit un ancien consulat portugais), mais il y règne une ambiance particulière, comme tirée d’une nouvelle de Genêt. La patronne vit dans un passé colonial, sans doute hanté des fantômes qui vivent dans les vapeurs de groog. La nourriture n est pas exceptionnelle, et l’addition plutôt salée ( pour la région), nous nous échappons avec soulagement de ce lieu dès que possible.