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L’aventure au rendez-vous

mardi 30 août 2011

par Laure, finalement sortie de sa retraite électronique ;-), à replacer dans son contexte, donc juste après le feu d’artifice


Cet été, l’aventure et l’amitié au RDV, chouette.
Toute contente de partir retrouver mon ami Henri, pas vu depuis trop longtemps (je sais, de moins en moins le choix), et de rencontrer son bateau pour de vrai.

Alors, comment allait-il : déjà navigateur en attente du grand départ, en panique après quelques mois d’essais de solitude, ou juste le Henri de d’hab ?

Et bien, je dis, pas tout à fait comme d’hab ...
Première étape, il nous accueille à Vannes, beau comme un camion, non comme un voilier, bronzé, déjà oserai-je, un peu buriné mais surtout beau et en forme alors que nous on est tout blancs, enfin on a nos couleurs d’origines :)

On retrouve la petite voiture rouge qui rappelle d’autres vacances, on fait un détour pour voir la baie et on arrive au port.
Vous savez quoi, il pleut, évidemment :) depuis le TGV et toute la soirée.

Je découvre donc que la toile qu’Henri va tendre sur nos têtes est fort utile, elle nous permettra même de profitez du pont pour notre première soirée de retrouvailles. Nous dînerons de crêpes (Bretagne oblige) pour cette fois, trempés par la pluie car franchement cela avait dépassé le crachin :)

Et puis, c’est la découverte du bateau...
Bon, il faut monter à bord, on ne rigole pas, je rappelle pour ceux qui ne me connaissent pas que je suis une boulette d’1m56 et qu’il n’y a pas de petit tabouret pour atteindre le pont :)
Henri me montre, cela a l’air facile, et ben, c’est pas si difficile que cela, j’ai même fini par être capable de le faire avec mon sac à main, un pull, un sac en plastique, bref tout cool à la fin !

Dans le bateau, c’est tout beau, chaque chose à sa place et chaque place a sa chose, je rigole, Henri est un bordélique (pardon Monseigneur) et moi aussi, alors finalement c’est la super bonne solution, pas de choix ni d’échappatoire, le top, je m’adapte easy ...
Je retrouve un sentiment perdu depuis assez longtemps, celui de l’appartement cocon (et oui, la chambre de bonne de mes études faisait 7m2) que je savoure littéralement dans ma cabine pour la première nuit.
Je pense une minute à mon homme resté à Paris et puis très égoïstement, j’oublies car je suis trop bien toute seule dans ce petit espace où j’ai tout ce dont j’ai besoin :)

De l’extérieur, Bel Ami, comme a dit mon fils en le regardant sur ses jambes, c’est le plus beau de tous !!!
Je suis d’accord, élégant et sobre avec une touche de classe (le bordeaux est déterminant pour ce dernier critère), une fierté que d’avoir le privilège d’être invités à y séjourner.

Le matin suivant, le temps est beau et c’est le premier départ.
Difficile de mettre des mots sur les sensations, excitée par ce qui allait venir, je regarde le capitaine qui commence à s’affairer.
Tout en silence, mais le visage tendu, l’oeil attentif, l’oreille experte du petit bruit de changement de vent ...
Il prépare son départ, il maîtrise ses tâches, il faut les choses dans un ordre qui je le comprendrais plus tard, se répétera a chaque fois.

C’est assez long et tant que le bateau ne file pas, toutes voiles dehors, confortablement comme le Monsieur l’a décidé, il n’y a pas de pause.
Le perfectionniste est en action avec ce qui va avec : "c’était pas parfait, j’aurai du ..."
En tout cas, moi, je suis bluffée
Et puis, c’est bon, on trace, il peu s’asseoir et allumer sa clope, il est content et il en profite ... et moi donc :)
A la façon de la chanson, j’adoooooooore le bruit des voiles qui se lèvent, le vent, le soleil, les clapotis, quand le bateau se met un peu de côté, regarder la mer, le sillon du bateau, sortir d’un port, naviguer, rentrer dans les ports, regarder encore et encore ce qui parait finalement tout pareil et n’est que tout différent.
La liberté est le mot qui me vient naturellement même si Big brother is super watching you, mais on est tout petit et pourtant on se sent grand.
Ce fut comme un temps de méditation, large et surprenant, d’où il émerge des savoirs et des connaissances qui font du bien et qui donne tellement envie de recommencer, un petit peu d’essentiel, quelle joie !

Il y a le quotidien aussi, on ne prend pas le temps, c’est plutôt comme si le temps nous prenait, pas le choix, le rythme est imposé par la nature pour partir, arriver, naviguer et par l’environnement pour faire à manger, la vaisselle, se doucher, se connecter (spécial dédicace à Luther), communiquer, j’ai aimé cela aussi, le fil a la pâte est coupé, qu’on se le dise et les autres n’ont plus qu’à s’adapter, na !

Résultat, avec le recul, j’ai peut être plus fait un voyage pour moi qu’avec toi mais je te remercie de m’avoir offert ce luxe là.

La prochaine étape : fête sous les tropiques.

Un choix de vie qui en impose.
C’est celui que tu as fait, et tu en imposes !