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Hostellerie Bel Ami #2

lundi 9 mai 2011

toujours par Marge

4ème jour - jeudi
Houlà ! Déjà 3 jours de passés, il est temps de faire une pause !
Au programme, visite de l’Ile d’Yeu à vélo et emplettes marines : bel ami est enfin équipé pour vider la mer de ses poissons et proposer (bientôt...) quelques maquereaux pour agrémenter l’apéro à bord.
L’île offre un festival de véhicules : une armada de vieilles motos BM et des petites cylindrées plus ou moins conformes (mention spéciale au scooter qui préfère réveiller toute la place plutôt que de remettre un ressort à sa béquille qui racle le sol). Ajoutez une série de voitures vintage (Peugeot 504, Simca 1100) et même un triporteur Vespa. Pas mal pour moins de 5000 habitants !

5éme jour - vendredi
Le ’pitaine assume son statut de solitaire et assure seul la navigation. Les conditions ne sont pas vraiment conformes à la météo, mais on arrive sans encombre et à l’heure prévue.


Le port du Palais est croquignolet, chaleureux et... minuscule : on s’amarre à couple. Euh, 4 bateaux en ringuette, je ne sais pas si on peut encore appeler ça un couple ! Le branchement électrique serait plutôt acrobatique, si on ne pouvait compter sur le sac à main magique.
2 bateaux d’étudiants assurent bientôt l’ambiance sonore : musique, chants ("allez, celle-la on la fait en canon"), puis beuglements qui s’amplifient au fil de la bière. L’ambiance menace de retomber, quand le bar du quai décide de mettre un peu de musique (euh, pas sûre de pouvoir nommer l’artiste, mais ça fait boum boum). C’est le signal pour le chien de la maison aux volets bleus : il commence à aboyer. Ce qui donne ponctuellement des idées à quelques chiens de promeneurs. Et alors, et alors ? On est allé se coucher...

6ème jour - samedi
Réveil tranquille et silencieux...
Météo plus favorable pour faire les courses que pour sortir en mer. Le supermarché est un peu loin ? Allons-z-y donc en Méhari (de location) !
Carrosserie d’origine attestée par rides et fissures, capote reconstituée avec des piquets de tente, essuie-glaces qui clignent en morse, montants rouillés sur toutes les pièces métalliques. Le rêve, quoi ! Cheveux aux vents, protégés de la pluie par nos cirés, à fond de 4ème à 60 km/h, nous avalons la visite intégrale de l’île.

En début de soirée, la fin de la régate du "Tour de Belle-Ile" attire les bateaux au port. Les faire tous entrer dans ce mouchoir de poche requiert des prouesses techniques et de l’estomac. S’il le faut, le placier du port est prêt à les empiler ! Finalement, ça passe et les régatiers peuvent attaquer l’apéro.

7ème jour - dimanche
Contrairement aux idées reçues, le 7ème jour n’est pas dédié au repos mais aux démonstrations de maîtrise technique.
Dès le matin, à l’ouverture de l’écluse, l’extraction de bel ami donne lieu à une manœuvre osée : demi-tour arrière au frein à main et tout en douceur, sous les applaudissements du bateau voisin et les flashes des régatiers en attente [1].
Tout au long de l’étape, la navigation en solitaire résiste à une météo facétieuse : Ah, tu as largué un ris, je vais remettre du vent... tu as repris un ris, je vais changer de direction, etc.
Dans le droit fil de la journée, l’arrivée au port de Sainte-Marine est impeccablement exécutée... au 3ème essai ! Mais, franchement, le cadre est tellement paisible et reposant que la technique, on s’en fout !

8ème jour - lundi
On bulle...

Notes

[1Si l’un des nombreux promeneurs qui ont filmé depuis l’écluse veut bien mettre la vidéo sur YouTube, merci d’avance