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Henri

lundi 15 novembre 2010

Dès que j’ai su nager, comme tous mes cousins, j’ai pris des cours de voile, merci Grand Père ! Optimist, 420, hobbie cat, puis un moth alu’, des années 60.

Juste après le bac, je découvre la voile hauturière, à 5 sur un love love, petit bateau de 6m50 à peine, j’étais le plus vieux, 18 ans tout juste ! Le virus s’est installé le premier soir, au large du phare de Chassiron, dans la pétole, le magnétophone diffusait Private Investigations des Dire Straits. Il était quatre heure du matin, la nuit était belle …
J’ai su, ce soir là, qu’un jour je partirais en bateau, loin. A 30 ans par exemple, après avoir travaillé quelques années et prouvé ce que je valais.

Et puis j’ai enchaîné, un peu de méditérannée (j’ai détesté : cette mer est une vraie salope), la bretagne sud, même les grands lacs américain, grâce à mon oncle homonyme.

Après une école de commerce internationale, j’ai travaillé pendant trois ans dans la filiale argentine de Moët & Chandon. Rentré en France, j’ai vaguement tâté au commerce comme chef de produit dans une entreprise de négoce, avant de bifurquer vers le monde du conseil.
J’avais 30 ans il était temps de voler de mes propres ailes, ne plus être l’éternel second du bord, j’ai fait un stage “skipper” chez (feu) Marc Linski. Deux mois plus tard, je loupais une occasion unique de skipper un voilier sur une transat.

Pris dans le ronron du travail, je me suis dit que je ferais mon tour du monde à 40 ans.

A 35 ans, j’ai monté ma propre structure de conseil. Parallèlement, j’ai milité et exercé des responsabilités associatives, au sein du bureau national d’une fédération nationale puis du conseil d’administration d’une mutuelle d’assurance. J’ai également été membre du conseil d’administration d’une organisation professionnelle dans le domaine des données personnelles.
Une chose amenant l’autre, la routine s’ajoutant aux obligations, le quotidien prend le pas sur le reste, le projet est repoussé à l’orée de la cinquantaine.

Et puis, à 40 ans, la prise de conscience s’est faite. J’avais les moyens, l’opportunité, et l’envie. Je me suis lancé.