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Feu d’artifice

mercredi 13 juillet 2011

Terry recherchait des bénévoles pour donner un coup de main lors du championnat de France minimes (faut il le préciser ? De voile bien sûr)à Quiberon. Une semaine (presque) entière, à viser la ligne de départ, je n’y comprenais rien. Mais entre le WE avec Thib et Fab (dont j’attends toujours le compte rendu #jdcjdr), et la semaine avec Laure et Luther, ça tombait pile poil, me donnait un objectif plutôt que faire des ronds dans l’eau sans but précis, et me permettait de découvrir un monde que je ne connaissais pas du tout, celui de la régate. Aussi, j’avais bien précisé à Terry que je voulais une aide compétente, mais surtout patiente, à bord.

Le samedi, rendez vous à l’Ecole Nationale de Voile dont je n’avais jamais entendu parler (on m’a dit :si tu avais fait de la régate en compétition, tu y serais forcement passé, et tu connaitrais, alors qu’on parle bien plus souvent des centres d’entrainement de Port la Foret par exemple ... bref, ils ont un gros problème de comm’, mais ils commencent à en être conscients apparemment). L’ENV, c’est des super installations au bord de la baie de Quiberon, où s’entrainent tous les champions actuels des disciplines olympiques, tout ça encadré par d’anciens champions (des médaillés d’or, d’argent, qu’on croise à tout bout de champ)qu’on prendrait presque pour des cadres "ordinaires". je suis vraiment surpris que cette école soit si peu médiatisée. 

Réunion au sommet, avec tous ceux qui interviennent : la FFV, la ligue régionale de bretagne, le comite départemental de la voile du 56, l’ENV (qui dépend de la FFV) et le bénévoles. Amusant de voir, dans une fédération sportive, les mêmes différences de vision entre les acteurs locaux, régionaux ou nationaux ; les mêmes problématiques de gestion des bénévoles ; les mêmes conflits de personnes, ambitions malsaines, intérêts cachés etc ... Être là en bénévole, affilié à aucun club, ligue, politique, tendance, ... est un vrai confort.

Après l’accueil et l’inscription des champions, le dimanche après midi est consacré à une régate d’entrainement, les régates officielles ayant lieu du lundi au jeudi après midi. Tous les jours, le même planning peu ou prou : arrivée a l’ENV vers 9h00 pour le briefing, puis départ sur la zone de course. Quand le bateau qui héberge le comité de course a jeté son ancre, il me dit où jeter la mienne (ce que je n’ai pas trop mal réussi à faire). Nous marquons ainsi, à nous deux, la ligne (imaginaire) de départ. Puis c’est le tour du mouilleur, qui pose les bouées qui baliseront le parcours, et ceux de la ligne d’arrivée. Une horde de gamins en optimist déboule (un autre parcours existe pour les planches à voile, et un pour les bateaux en équipage de deux), environ 200 gamins. Mon rôle est d’aider Lionel, à chaque départ de course, à prendre note des bateaux qui mordent sur la ligne de départ et seront, selon les cas, pénalisés ou disqualifiés. Il y a trois départs par courses (deux groupes de garçons et un de filles), et deux à trois courses par jour : inutile de dire que nous ne chômons pas beaucoup pendant la journée.

© Yann Vincent/FFV

Lionel est un retraité de l’Educ Nat, un mec carré, adorable, ancien prof d’EPS, qui n’a rien perdu de sa pédagogie ni de sa patience. Il travaille depuis longtemps avec Didier, l’arbitre officiel de la FFV, un gars des Affaires Maritimes, qui bosse bien, les choses sont carrées avec lui, mais dans la bonne humeur, et qui sait valoriser le travail de ceux qui sont avec lui. Un vrai manager, quoi. Et puis Jo, et Monique, et Gwen, et les autres avec qui l’ambiance est super agréable, et accueillante. Aussi avec les mauvais coucheurs de la Trinité, ceux pour qui rien n’est jamais assez bien, la qualité du panier repas, le nombre de boissons offertes, l’organisation, le ceci et le cela. Je ne les aurai jamais croisés, matin ou soir, que rouspétant et dénigrant. Ils n’empêchent pas la bonne humeur mais c’est dommage, ce trio de vieux grincheux ne fait pas honneur au club qu’il représente.

Les cinq jours de régate sont vite passés, à noter les numéros de voiles fautives, et, quand l’occasion se présentait, profiter du spectacle des entraineurs, magnifiques trentenaires qu’on aurait presque cru sortis d’une série américaine, tellement bronzés, portant beau qui son bermuda de bain, qui (le frileux) sa combi ... Un joli spectacle, sur la ligne de départ, et autour, assurément !

Jeudi soir, après la remise des prix, c’était le repas donné en l’honneur des bénévoles (tiens d’ailleurs, le vice-pdt de la FFV n’est pas resté je crois bien ...), où le rhum de la ligue des Antilles coulait à profusion et mes collègues du comité de course optimist ont essayé de trouver pourquoi bel ami portait ce nom là, amusant ;). La nuit de jeudi a vendredi fut courte, et le lever trop tôt, pour rejoindre Le Crouesty (et ses
tarifs exorbitants) accueillir Laure et Luther. 

Passage par Port Haliguen, puis Le Palais (que j’aime décidément beaucoup), une petite journée à Groix pour étaler un coup de vent qui nous a finalement épargnés, et nous voila à Sainte Catherine -, en rade de Lorient, pour regarder le feu d’artifice aux (presque) premières loges (et l’accueil à Locmiquelic est vraiment tip top !)