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Destino Lisboa

lundi 5 septembre 2011

Voilà. Les côtes sont à peu près réparées, j’ai respecté à la lettre les instructions de ma charmante médecin qui m’a sussuré dans un français impeccable : “faites en le moins possible d’ici à votre départ”. Vous n’imaginez pas comme c’est dur ! J’ai donc abandonné la visite à Porto (j’en ai un souvenir assez physique), me contentant de la charmante vieille ville de Povoa, et des plages de la ville moderne, à la mode, et très … organisées !

Le temps cette dernière semaine n’était pas de la partie, il faut dire. Alors qu’à cette époque les alizés portugais
 [1]
sont solidement établis, nous avons eu droit à une succession de petites dépressions nous amenant du temps gris, des températures indignes pour ce pays et cette époque (à peine 20° en journée), de la brume et de la pluie la nuit.

Povoa de Varzim (par ailleurs à recommander comme escale tellement le personnel est sympathique, les tarifs bas, et l’accès à Porto aisé) a d’ailleurs une originalité : une corne de brume qui se déclenche automatiquement au moins soupçon de brouillard … avec une tonalité identique aux alarmes qu’on entend le 1er mercredi du mois en France. Angoisse assurée quand on l’entend toute la nuit …

Depuis hier, tout semble rentré dans l’ordre, le vent est établi au Nord et souffle bien (prévision de vent soutenu entre 20 et 25 nœuds pour les 48h à venir), le ciel a pris sa teinte la plus bleutée.

Logiquement, selon la marche de bel ami, je devrais mettre entre 36 et 40h à atteindre Cascais. Ou peut être, si j’ai le temps, Oeiras, que m’a conseillé Steph de Penn Gwenn. Mais même si je vais tout de suite m’éloigner des côtes, pour échapper à la multitude de casiers, et aller tutoyer le rail des cargos, où le vent sera également plus soutenu (plus de milles, mais une promesse de meilleure moyenne), le timing sera malgré tout serré, et j’appréhende d’arriver tard à la marina, de nuit, même si ma copine la lune s’est réveillé, elle qui était absente lors de l’étape Corogne - Povoa.

Ensuite je serrai probablement "muet" quelques jours, qui seront consacrés à Papa et Maman qui viennent me voir : ils ont voulu choisir ma dernière étape en Europe Continentale pour me dire au revoir.

Notes

[1On appelle "alizés portugais" un vent de nord bien établi, générés par l’anticyclone des Açores qui, normalement à cette époque, est situé bien plus au Nord, au niveau -au minimum- du Golfe de Gascogne ; et donc, comme tout anticyclone qui se respecte de notre hémisphère, son vent tourne dans le sens des aiguilles d’une montre. Quand on est à l’Est de l’anticyclone, on reçoit donc du vent de nord.
A l’inverse, vous l’aurez donc compris, une dépression qui se trouve sur l’Atlantique apporte sur les côtes européennes un vent de sud.