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De la profondeur de la raie

dimanche 8 mai 2011

Après les Sables d’Olonnes, une seule nuit pour manque d’intérêt total de la ville - et place prise par le retour du propriétaire, l’ingrat -, la navigation vers l’Ile d’Yeu a ressemblé à une promenade de demoiselle : au près, certes, mais une mer plate et un vent léger qui n’a pas empêché bel ami d’exprimer sa fougue. Bref, @Mme1Marge a pu - enfin - en profiter, et le taboulé, confectionné sous ses ordres avec uniquement des produits frais, était un régal.

J’avais décidé qu’après le passage avec Ze Jack, où nous avions découvert les abords du port à pied, nous louerions un biclo pour faire le tour de l’île. Mal nous en a pris, l’office de tourisme a visiblement décidé que les touristes n’ont nul besoin de fléchage pour se repérer dans les différents circuits proposés, et que l’état des routes, composé de nids de poules et autres bosses, était amplement suffisant. Nous avons donc effectivement fait le tour, mais du château d’eau, pour échouer, par une grâce inconnue, au port de la Meule, abri improbable sur la côte atlantique de cette île.

En comparaison, Belle Ile en Mer a des pannonceaux absolument partout pour les cyclistes, et des routes en bien meilleur état. Vraiment ? Ou était-ce plutôt le confort de la Méhari que nous avons louée qui, bien que tenant de bric et broc, avait le moteur rageur et l’essuie-glace enhardi, ce qui nous a bien été pratique vu le temps pourri qu’il faisait. @Mme1Marge s’est presque battue (oui oui !) pour qu’on fasse le tour de l’île sans descendre de voiture, tellement les ressorts de sièges, so 70’s, étaient confortables pour son dos. Une honte.

Et puis aujourd’hui, puisqu’il fallait bien trouver une destination, nous avons visé Benodet, charmante bourgade qui respire la grande bourgeoisie à plein nez. Mais charmante quand même, hein. Après avoir (modestement) enfumé la cinquantaine de bateau présents dans le petit port du palais, par des manœuvres impeccables (ma modestie dût-elle en souffrir), la route a été directe, plutôt venteuse (des rafales à 27 nœuds obligeant à naviguer sous 2 ris trinquette), qui nous a fait passer au nord des Iles de Glénan.

C’était charmant, certes (enfin, c’est mon avis que je partage, @Mme1Marge un peu moins sans doute), mais moins satisfaisant intellectuellement que ces plages longées à vélo à l’île d’Yeu, qui nous ont laissé dans un état de perplexité avancée :