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Chroniques Cap-verdiennes - Jour 2

lundi 21 novembre 2011

Toujours par Michel, qui de mamamouchi tourne philosophe


Réveil vers 7h du matin, le jour est déjà levé ( cela change de Paris en novembre) et le soleil brille déjà. Il est temps de commencer à lâcher prise.

Petit déjeuner nonchalant sur le bateau, tentative de douche écologique ( comprendre en utilisant le moins d’eau possible) ballade dans la ville de Mindelo, recherche d’un restot sympa pour casser une petite croûte, re ballade, un peu de shopping, et ça va être l’heure de l’apéritif avant de retrouver un autre restaurant pour le repas du soir, décidément un tel bonheur est tout à fait insupportable.

Pour ne pas frustrer le lecteur de la finesse introspective qu’il aura remarqué dans la chronique du jour précédent, je souhaite lui faire part de quelques réflexions personnelles sur les dangers de la vie du marin à terre.

Une marina, c est d’abord un ensemble de quais auxquels sont amarrés des bateaux (le lecteur impatient se demande déjà où je peux bien vouloir en venir à énumérer ainsi des évidences de nature tautologique, et l’auteur compatissant ne peut que lui conseiller un peu de patience). Or donc, sur la mer qui bouge, les quais sont flottants et bougent en fonction de la houle, les bateaux flottent aussi, mais bougent en fonction du vent. Les amarres sont lâches pour permettre à tout le système de se déformer sans risque, sauf pour le plaisancier qui veut monter ou quitter le bord, et doit en permanence faire preuve de qualités athlétiques alliées à des capacités mathématiques intégratives qui lui permettent d’enjamber le vide béant sans risque de tomber à l’eau ( et je tiens à informer le lecteur que ces capacités sont parfois rendues inopérantes lorsque le marin a abusé de l’aperitif local à base de rhum ou de vin de Fogo).