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Chroniques Cap-verdiennes - Jour 1

dimanche 20 novembre 2011

par Michel, grand mamamouchi devant l’éternel


Lettres de la marina

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Le premier jour de ces vacances ressemble à tous les premiers jours de vacances. À savoir, le transfert en avion vers la destination choisie...

Sauf que la journée s’annonce longue. La compagnie aérienne TAP pense qu’il est impératif pour décoller à 13h de Lisbonne de prendre l’avion à 7h de Paris, pour un vol qui dure à peine 2 heures. Et le voyagiste prétend qu’il faudrait arriver 3h à l’avance à Orly ouest pour être sûr d’avoir l’avion. Conclusion nous arrivons hagards à 5h du matin à l’aéroport ( les taxis se déplacent à une vitesse inimaginable à ces heures là). L enregistrement est effectué en 5 minutes, et nous avons 2h à tuer dans un aéroport qui s’éveille progressivement de sa torpeur nocturne ( comprendre : impossible d’avoir un café avant 6h du matin).

Après 2h de vol sans histoire, nous voici donc à Lisbonne pour une escale de 5h. Il est 8h du matin (le lecteur attentif aura intuité qu’il existe une heure de décalage horaire entre Lisbonne et Paris). Et de nouveau se pose la question : comment tuer 5h ? ( j ’entends déjà le lecteur commencer à me comparer à un serial killer). L’aéroport de Lisbonne étant quasiment situé au cœur de la ville, Olivier et moi (le lecteur exaspéré se demande qui est cet Olivier, je le rassure tout de suite, Olivier est mon apprécié compagnon de voyage qui jouera un rôle important dans ces 12 jours, mais que je maintiendrai volontairement dans un rôle secondaire pour le punir de ne pas avoir voulu participer à l’écriture de ces chroniques), Olivier et moi décidons donc de mettre ce temps à profit pour aller explorer les environs. Après une vingtaine de minutes de marche, nous nous retrouvons à déambuler dans un quartier neuf au bord du Tage, et une petite faim se faisant sentir, Olivier décide d’aller se faire un royal cheese with bacon et frittes alors que je me contente d’une salade caesar... (il faut bien avouer que le petit déjeuner sur TAP est un peu frugal). Cette collation étant faite, il est temps de revenir à l aéroport.

Lisbonne - bord de Tage

Nous allons donc quitter l’espace schengen pour le monde extérieur. Au passage de police, une file s’adresse aux voyageurs munis de passeports numériques. Mon côté geek prenant le dessus, je choisis cette file alors qu’Olivier, nettement moins moderne, doit lui se présenter au contrôle classique.

Sur la file numérique donc, une innovation que je n’avais encore jamais vue : un contrôle automatisé du passage des frontières. Le dispositif se présente comme un sas dont la première porte est contrôlée par un truc qui se ressemble à une photocopieuse ( je comprends qu’il s’agit d’un lecteur de puces), et la deuxième par un appareil photo qui contrôle que le visage du voyageur correspond à la photo enregistrée sur le passeport. Hélas, le dispositif se révèle d’un emploi malaisé, et il me faut l’aide d’un aimable policier compatissant pour arriver à le faire fonctionner pendant qu’Olivier m’attend l’air narquois Nous voici donc en zone internationale. ( note à moi même, l’aéroport de Lisbonne ne doit pas voir beaucoup de trafic international vu le faible nombre de portes d’embarquement qu’on y trouve en zone hors schengen, et le duty Free est assez décevant, prévoir un skate board vu le nombre de km de couloirs à parcourir).

Nous voici donc dans l’a320 qui nous conduit à l’aéroport de Mindelo. L ambiance est nettement plus cool que dans la première étape, même si l’avion est nettement plus plein, avec un nombre de passagers retraités français étonnamment élevé ( apparemment le recul de l âge du départ en retraite n’a pas encore dû pleinement opérer). L’atterrissage est spectaculaire, l’aéroport étant encaissé entre deux falaises, le passager peu averti peut s’inquiéter de savoir s’il va se poser ou s écraser. Nous arrivons dans un petit aéroport qui ne doit pas voir plus de 3 ou 4 avions par jour. Passage de police souriant ( il faut dire que nous avions nos visas contrairement à de nombreux autres passagers), longue, très longue attente à la livraison des bagages ( mêlée d inquiétude sur la fin, les bagages n’étant pas livrés alors que l’avion redécolle déjà, et finalement retrouvailles avec henri ( le propriétaire de bel ami que le lecteur connaît déjà puisque c est le propriétaire de ce blog).

Nous apprêtant à quitter l’aéroport, je suis soudain interpellé par une jeune voix féminine. Je me retourne et reconnais avec étonnement une ancienne prof de mon club de sport à Paris, toujours aussi superbe. Hélas le temps nous manque pour les retrouvailles, et déjà un improbable taxi nous embarque pour la marina. Le chauffeur volubile parle un français de bonne facture ( ce sera d ailleurs un étonnement fréquemment renouvelé pour moi de voir que la population CapVerdienne maîtrise plutôt bien le français en général) et me présente les charmes de son île. On sent qu il est fier d être CapVerdien.

Installation sur bel ami, henri nous explique les règles de vie à bord, et
il est déjà temps de passer à l’apéro après les échanges de cadeaux.
Henri, qui a de la classe, à prévu la bouteille de champagne pour fêter
les 36 ans d Olivier ( le lecteur attentif aura compris que c est
aujourd’hui hui son anniversaire). Après quoi il est temps d aller
souper dans un restaurant typique, histoire de goûter notre première
bacalhau et écouter notre premier concert de musique locale. Il semble que même


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si cesaria evora ne se produit plus, il y a de nombreux prétendants pour postuler à sa relève.

Après quoi la fatigue aidant, il est temps de rentrer sur bel ami pour un sommeil réparateur.