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C’est pas gagné

vendredi 1er avril 2011

Bertrand (encore un propriétaire de RM 1050, ça pullule dans le coin ;-) ) m’avait proposé une sortie hier après midi, malgré le temps maussade annoncé. Temps gris, petite bruine tout bretonne, et quinze [1] à dix-sept nœuds de vent. Bref, le temps idéal pour sortir bel ami.

Je prépare le bateau en attendant son arrivée, Kitty reconnait les bruits, mais curieusement ne s’inquiète pas pour autant, et reste dans son panier. Ce n’est que lorsque le moteur est démarré qu’elle rejoint sa planque, la triple épaisseur de sacs de couchage qui me tiennent lieu de couverture [2].

Nous sortons du port, au moteur, le bateau tape parfois dans la petite houle courte de la baie. Nous établissons les voiles, un ris dans la grand voile, et trinquette d’office, tout est réglé, le bateau sous pilote automatique.

Je prends quelques minutes pour tranquilliser le chat, le sortir de sa planque, et l’amener, calé dans mes bras, devant la descente, pour qu’elle voit l’arrière du bateau, et qu’elle se rende compte que malgré les mouvements, tout va bien. Puis je la lâche, et elle retourne se planquer.

Je propose ensuite à Bertrand un jus quelconque, et pendant que je lui sers son verre, c’est une vague qui soulève mes sacs de couchage, et kitty qui en émerge, miaulant vaguement, et qui file dare-dare vers sa litière qu’elle ne peut atteindre, la porte ayant été claquée dans un coup de gîte.
Elle se rend donc vers l’avant du bateau, là où se trouve son panier, miaulant tout ce qu’elle peut pendant ces quelques mètres, une mélopée d’abord risible par l’intensité qu’elle prend, surtout pour elle d’habitude silencieuse, risible donc (et j’ai ris, j’avoue ;-) ), jusqu’à la voir vomir ce qu’elle avait ingurgité ces dernières heures, dans des grimaces - assez moches - et surtout une souffrance inhabituelle pour elle.

J’ai fait du mieux pour la caresser pendant ces convulsions, me préoccupant peu des tas de croquettes à moitié digérées qu’elle laissait sur les serviettes de bains que j’avais - heureusement - étalées l’avant veille pour protéger les coussins, et j’ai fini, une fois la crise passée, par la prendre dans mes bras, profitant de son calme retrouvé. A peine posée à terre, elle a refilé dans sa planque favorite … sous les sacs de couchage.

Je me demande comment va se passer la suite. Autant elle a pu s’habituer, avec du temps, à ce nouvel environnement, au port, autant la transition avec la voile sera plus rude puisque d’ici une quinzaine de jours, je naviguerai tous les jours ou presque. Et je crains sérieusement maintenant de devoir lui trouver une famille d’accueil, si elle doit, comme jusqu’à maintenant, être malade et systématiquement paniquée dans sa cache.

Notes

[1un peu moins de 30km/h

[2oui, car maintenant, luxe suprême, j’ai de vrais draps pour dormir !

Vos commentaires

  • Le 1er avril 2011 à 13:38, par Al West En réponse à : C’est pas gagné

    Tiens, les chats aussi peuvent donc aussi être sensibles au mal de mer. J’espère cependant que d’ici-là, elle aura réussi à se faire à la houle et au grand air.

    Et le plan de navigation, alors ? La météo s’annonce favorable, apparemment :-)

  • Le 3 avril 2011 à 02:08, par Lil En réponse à : C’est pas gagné

    Ya un truc en homeo pour le mal des transports y compris de mer. Coc quelque chose. Les animaux sont réceptifs a cela. Essaye d’ en broyer dans ces croquettes.

  • Le 3 avril 2011 à 02:16, par Lil En réponse à : C’est pas gagné

    cocculine chez boiron.

  • Le 3 avril 2011 à 22:23, par henri En réponse à : C’est pas gagné

    yes je connais, j’avais dans l’idée de tester la prochaine fois qu’on naviguera.

    Si elle revient, elle s’est cassée ce soir … :s