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Avec ou sans S …

lundi 17 octobre 2011

Les lumières de Lanzarote s’estompent doucement. La nuit tombe, et la brume avec, ces dernières nuits ont été particulièrement humides. Le temps s’est couvert, faisant chuter la température à 21/22°, alors qu’elle était considérée jusqu’ici comme « anormalement chaude » pour un mois d’octobre. Oui oui, je pense à vous dans l’automne français.

Direction La Palma – à ne pas confondre avec Las Palmas : Las Palmas est la co-capitale des Canaries, ville principale de l’île de Gran Canarie. La Palma, l’île la plus à l’ouest de l’archipel, a pour capitale Santa Cruz, où je vais. Mais à ne pas confondre non plus avec Santa Cruz de l’île de Teneriffe, co-capitale (avec Las Palmas donc) des Canaries.

Bref, je fais de l’ouest. Petite mer, petit vent, c’est confortable. Parti cet après midi (lundi donc) vers 15h, je devrais y être mercredi en début de matinée, selon que j’irai plus ou moins vite.

J’angoissais un peu la remontée de l’ancre, le vent s’était un peu levé à 15 noeuds, et j’ai finalement une expérience assez limitée de mouillages assez bondés (nous devions bien être près de 20). Mais comme dirait Marge (je sais qu’elle me lit, malgré son long silence, sisi, elle me l’a dit !), grâce à ma maestria habituelle, tout s’est très bien passé. (Oui merci, mes chevilles apprécient).

Je suis donc parti une journée plus tard que ce que j’avais initialement prévu, la faute à Ganesh, un superbe Alliage 49 (je crois) arrivé hier matin, que j’avais déjà croisé à Porto Santo et Quinta do Lorde, et qui avait proposé un petit pot à Penn Gwen et moi ; et Joceba, « le bateau playmobil » d’après des québecois voisins de mouillage, cotre acier jaune pétard qui revient de 15 ans de tour du monde !

J’ai mis du temps à faire mes adieux à Penn Gwen. Je me suis décidemment bien attaché à cette petite famille, Solal l’intello (mon grand ami), Ulysse le facétieux à l’imagination sans cesse renouvelée, et Chris et Steph. Demi adieux normalement, puisque on devrait se retrouver aux Caraïbes plus vite que prévu, peut être.

Et puis, le saviez vous ? Les Français sont les seuls membres de l’Union Européenne a devoir limiter leur séjour à trois mois au Brésil, et ne pouvoir revenir qu’après un éloignement du pays d’autant. La faute à une mesure de retorsion suite à une (ou plus) sombre affaire de charter dans les quatre dernières années … tsss, à quoi ça mène quand même, toutes ces viles flatteries d’électorat …

Vos commentaires

  • Le 20 octobre 2011 à 23:37, par Marge En réponse à : Avec ou sans S …

    Bof... Je vois pas bien pourquoi je m’embêterais à sortir de mon silence, puisque tu te débrouilles nickel pour faire les dialogues tout seul ! :-P